Bruno Fert a étudié à l’École nationale des arts décoratifs, puis à New York où il s’initie à la photographie avec un reportage sur la vie des sans-abri du pont de Brooklyn. Il réalise par la suite de nombreux sujets au Moyen-Orient et en Afrique. Bruno Fert cherche a révéler des problématiques politiques ou sociales en nous les montrant sous un angle singulier. L’habitat, modeste refuge, logement de fortune ou ruines, revient souvent dans ses séries  comme « Les tentes dans la ville » (Troisieme prix du World Press Photo en 2006) et « Les Absents », son travail sur les villages palestiniens détruits en 1948 distingué par le Prix Scam-Roger Pic 2013 et le Prix Neuflize 2016. Son travail traite souvent d’identité et de son rapport avec l’espace géographique ou intime. L’humain y est toujours au centre même s’il n’apparaît pas toujours dans ses images« Refuge » sa dernière série a été récompensée par le Prix de Photographie de l’Académie des Beaux Arts en 2016

 

LES ABSENTS

En 1948, la création de l’état hébreu déclenche la première guerre israélo-arabe et l’exode de plus de 700 000 palestiniens vers les pays voisins. Que reste t’il aujourd’hui de leurs villes et villages vidés de leurs habitants ? C’est pour répondre à cette question que je me suis rendu en Israël: pour y retrouver et photographier les vestiges de ces localités fantômes disparues dans le tourbillon de la guerre de 48. Ce reportage est un voyage dans le temps; un périple visuel aux origines de la question des réfugiés. Ces images sont un témoignage sur un moment clef de l’histoire de la région dont les conséquences sont aujourd’hui au cœur de notre actualité.