Jana Ramanova est une photographe documentaire basée à St Pétersbourg. Née en 1984 en Russie, elle obtient un diplôme de journaliste à l’université de Saint Pétersbourg. A travers la photographie et la vidéo, elle explore le thème des identités collectives, en se concentrant sur les anciens pays de l’Union Soviétique. En tant que photographe, elle se confronte à des expériences dans lesquelles elle devient membre de différentes communautés, remet en question sa propre identité et explore la photographie en tant qu’instrument contemporain de pouvoir.

Ses projets documentaires ont été sélectionnés pour de nombreuses expositions et festivals internationaux, comme Encontros da Imagem (Braga, Portugal), le Backlight Festival (Tampere, Finlande), Encuentros Abietros Festival (Buenos Aires, Argentine) “Perchance to Dream” à la Andrea Meislin Gallery (New York, USA), “New Saint-Petersburg” à la Nieuw Dakota Gallery (Amsterdam, the Netherlands), etc. Elle a reçu de nombreux prix et des mentions honorables en photographie à travers le monde.

 

EXOTARIUM (2017)

L’Ophiophobie (ou ophidiophobie) est une phobie qui consiste en la peur excessive des serpents. Elle est l’une des phobie les plus communes dans les pays européens. Pourtant de plus en plus de personnes en adoptent comme animal domestique. En Russie, ce phénomène est devenu très courant dès la chute de l’URSS et du communisme. On trouve des pythons, des serpents des blés, des couleuvres, des serpents à sonnettes, et parfois même des cobras et des boas. Ceux qui adoptent un serpent, très vite en adoptent un autre et encore un autre… Il m’est arrivé de rencontrer des jeunes Russes ayant plus de 20 espèces !

Dans ces clichés, les serpents deviennent partie intégrante du décor, quelque chose de typiquement « russe ». Ce projet est né de ma propre phobie des serpents. De là j’en suis arrivée à vouloir comprendre cette relation hors du commun que certains ont pu établir avec leur étrange animal de compagnie….

WAITING (2009-2014)

Des jeunes couples, à Saint Petersbourg ou Moscou, sont encore endormis. Il est tôt et personne ne s’inquiète de son apparence. Dans quelques mois ils seront parents. “Waiting” documente non seulement comment un couple vit cette période de transition, mais aussi comment la jeunesse vit dans une Russie moderne 20 ans après la chute du l’URSS, un nom que leurs enfants ne verront que dans les livres d’histoire.

AZBUKA, THE ALPHABET OF SHARED WORDS (2014)

En Mars 2014, la Place Maidan à Kiev (Ukraine) devint le symbole du désaccord d’une partie de la population Ukrainienne avec la politique de son gouvernement. Jana Romanova se rendre sur place pour documenter à sa manière l’engagement des manifestants. Elle demande à chacun de choisir un mot qui se dit de la même manière en Russe et en Ukrainien, et qui selon eux symbolise leur combat. “La photographe décide alors de créer un alphabet des mots partagés, comme un trait d’union entre deux peuples voisins, si proches et si différents…” (ref. Aurélie Darbouret pour Néon)

 

W (2011)

Dans cette série, Jana Romanova explore la notion de féminité. Elle demande à des jeunes filles de poser de manière “féminine”, pose qu’elle tente de copier en arrière plan.

 

IMMERSE (2015)

Suite au referendum de Sebastopol de 2014,Jana Romanova a interviewé la jeunesse de Sebastopol, qui si elle a été épargnée des nombreux conflits qui ont tachés l’histoire de la ville, ont surprenamment, des positions très engagées. Peut-être que l’architecture et les monuments de la ville les ont inconsciemment influencés ?


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